Sélectionner une page
Comment raccorder sa boîte aux lettres au réseau postal ?

Comment raccorder sa boîte aux lettres au réseau postal ?

Vous venez de faire construire votre maison. Après de longs mois à jongler entre les travaux, les artisans et les différents raccordements, vous y êtes enfin. Ne reste plus qu’à poser la boîte aux lettres, inscrire le nom de votre petite famille, et c’est enfin terminé. Quoique, pas tout à fait. En effet, s’il est une démarche que beaucoup de personnes oublient : c’est le raccordement postal. Comment cela fonctionne ? Que faut-il faire ? Est-ce payant ? Nous répondons aujourd’hui à toutes ces questions.

Le raccord au réseau postal : quelles démarches ?

Vous vous en doutez bien, lorsqu’une maison doit se raccorder au réseau postal, il ne suffit pas de simplement poser une boîte aux lettres côté rue. Il faut avant toute chose respecter plusieurs points très importants.

Le choix de la boîte aux lettres

Comment raccorder sa boîte aux lettres au réseau postal ?

Au moment de choisir sa boîte aux lettres, là encore, il ne faut pas se ruer sur le premier modèle « coup de cœur ». Il convient de s’assurer que ce dernier est aux normes. Il faut que les dimensions permettent d’accueillir lettres et colis (au minimum 260 mm x 260 mm x 340 mm), il faut veiller à l’installer à la bonne hauteur et le plus important : il faut que la serrure qui équipe ladite boîte soit normalisée PTT.

Recueillir son adresse à la Mairie

Deuxième étape : la mairie. Les services administratifs de votre mairie permettra de récolter votre véritable adresse, la vraie, la définitive : celle qui correspond aux plans de la commune. Comme vous vous en doutez, c’est cette dernière qu’il faudra donner aux services postaux.

Le raccord postal

Ensuite vient le raccordement postal. Il n’y a rien de plus simple, puisqu’il suffit de remplir un formulaire de demande de raccordement postal (en ligne ou à retirer en bureau de poste) et de le faire parvenir à La Poste. Celui sera traité dès que possible et une réponse vous sera apportée dans les semaines qui suivent.

C’est facile, ergonomique et surtout : gratuit ! Pourquoi donc se priver ? Une fois la réponse émise, (quelques semaines plus tard), un agent de La Poste passera à votre domicile afin de valider la conformité de l’installation. C’est aussi pour cela que l’étape 1 est importante et qu’il est crucial de bien installer votre boîte aux lettres selon les normes en vigueur. Dans le cas où votre installation ne serait pas aux normes, l’agent de vérification invalidera votre boîte et ne procédera pas au raccordement. Prudence, donc.

Transférer son courrier

Comment raccorder sa boîte aux lettres au réseau postal ?

Dernière étape, facultative certes, mais néanmoins importante : procéder au transfert de votre ancien courrier. En effet, les organismes qui n’auront pas pris en compte votre nouvelle adresse dans l’immédiat continueront d’envoyer leurs lettres à votre ancienne adresse. Mettre en place un transfert permet de rediriger le « vieux » courrier vers votre nouvelle adresse.

La mise en place d’un transfert est payant et se fait directement en bureau de poste (mais peut également se faire ligne). Le prix est changeant selon le nombre de mois que durera le transfert (6 mois, 12 mois ou plus).

Vous savez désormais quelles sont les démarches de raccordement de votre domicile au réseau postal. N’hésitez pas à vous renseigner dans votre agence pour de plus amples informations.

Les Pass PTT : qu’est-ce que c’est ?

Les Pass PTT : qu’est-ce que c’est ?

Ne vous êtes-vous jamais demandé comment un livreur ou votre facteur de quartier pouvait accéder à votre boîte aux lettres afin d’y déposer des lettres ou des colis ? Après-tout, vous seul possédez la clé d’origine, n’est-ce pas ? Pas tout à fait, puisque c’est grâce à un outil assez particulier que les professionnels (et vous-même) peuvent ouvrir votre boîte : un pass PTT !

Un historique ancien !

Plus communément, les pass PTT sont baptisés « passe-partout ». En effet, ils peuvent autoriser l’accès à la plupart des parties communes des résidences locatives ou aux halls d’immeubles, et peuvent ouvrir n’importe quelle boîte aux lettres pour peu qu’elle soit normalisée. Toutefois, cette description n’est pas vraiment flatteuse et pourrait laisser penser que seuls les voyous et autres délinquants postaux en ont l’usage.

En France, le sigle P.T.T. (Poste Télégraphe Téléphone) décrit le service postal dirigé par l’État, et dont la création remonte au XVème siècle. Attribué simplement au courrier à l’origine, ce service public s’est mué au fil des années pour rester en accord avec les technologies évolutives. Ainsi, les télégraphes sont venus se greffer à ce service, puis les téléphones. Aujourd’hui, l’intitulé exact est « Poste et Télécommunication » depuis 1959, mais le sigle PTT a néanmoins été conservé.

Il est donc important de comprendre que lorsque l’on parle de « pass PTT », nous parlons en réalité de l’outil utilisé depuis toujours par les agents de La Poste. Rien de plus, rien de moins. Cela dit, il est vrai que ce type de clé s’est démocratisé auprès des entreprises de livraisons/transport privées, qui s’en servent pour délivrer les commandes des achats en ligne.

Pourtant, rien d’obscur ou de magique là-dedans, les clés PTT n’ont pas le pouvoir d’ouvrir tout type de serrure. Simplement, lorsque l’on installe ou change une boîte aux lettres, une des normes qui est obligatoire est que la serrure doit être normalisée PTT. Cela signifie que ladite ouverture peut être ouverte par deux types de clé (chaque serrure lit donc deux codes de taille) : celle du propriétaire et celle du passe utilisé par le professionnel. De cette manière, l’État assure par cette obligation que chaque habitant est en mesure de recevoir du courrier. Cet outil est donc très important pour les professionnels, car il permet de leur faire gagner un temps de travail considérable et de pouvoir effectuer leur mission sans avoir besoin de la présence de l’usager.

Mais pas que ! En effet, un particulier est tout à fait autorisé de posséder un tel passe. En cas de détérioration de la clé d’origine, d’un problème avec la serrure ou plus simplement de la perte ou du vol des clés de départs : un passe permet très souvent de se sortir de situations délicates sans avoir à faire appel à un serrurier souvent très coûteux. Vous savez désormais ce qu’est plus précisément un pass PTT et quelle est son utilité au quotidien. Solution simple, efficace et peu onéreuse, elle autorise aux particuliers une marge de manœuvre plus importante lorsqu’un problème survient et aux professionnels l’assurance d’un travail facilité et plus rapide.

Numérique : l’évolution passe-t-elle par La Poste ?

Numérique : l’évolution passe-t-elle par La Poste ?

Fer de lance du système postal Français, La Poste est pourtant une entité à part entière. Publique ? Privée ? Cette structure cherche encore un sens à son avenir, notamment en terme d’offre de services. S’il est indéniable que le secteur privé puisse jouir d’une liberté d’action folle, ce n’est pas le cas des services publics. Entre deux feux, La Poste va devoir faire un choix : Le numérique peut-il apporter cette touche de modernité en facilitant le travail des agents PTT ? 

Le “Tout-Numérique” : l’évolution en marche !

S’il n’est plus à prouver que nous sommes en plein dans l’ère du numérique, il reste tout de même délicat de s’en emparer efficacement pour la plupart des acteurs. Certes, les outils sont là, Internet est plus rapide, les PC s’améliorent, et le “savoir du Net” s’ouvre à tout le monde. Pour autant, est-ce là la tournure obligatoire que doivent prendre les choses ?

S’il y a bien une chose que les professionnels, notamment de La Poste, expliquent mieux que quiconque : ce sont les conditions de travail sur le terrain. En effet, un travail de bureau nécessite tout ce que nous avons évoqué quelques lignes plus haut. Mais pour les agents de terrains, c’est souvent une autre paire de manche. Ces travailleurs-là sont mobiles, soumis à un emploi du temps chargé et pressé par les conditions de l’environnement.

Dès lors, un beau PC ainsi qu’une connexion Internet ultra-rapide n’a plus vraiment d’intérêt. Tout comme ces agents, la technologie qui les accompagne doit être mobile, rapide et soumise aux aléas des métiers. Allant de petits essais aux grandes réussites, le secteur des PTT a été un des premiers à tenter l’aventure du numérique avec succès. L’invasion spectaculaire de la Technologie Vigik en est un excellent exemple !

Cependant, il reste encore un sacré bout de chemin à accomplir avant de voir d’autres instances publiques se doter de dispositifs aussi pratique. En France, il se passe même plutôt l’inverse : énormément d’usagers critiquent le manque de modernisation des entités publiques. Manque de subventions, réduction de personnel, suppression de postes… Ce n’est clairement pas une situation idéalement pour investir dans de la Recherche et du Développement.

Ce qui a permis à La Poste de franchir le cap, c’est avant-tout une sorte de flou sur son statut. Techniquement publique, avec beaucoup de privé dedans : c’est une pochette surprise qui tente de prendre le meilleur des deux mondes. Cette marge de manœuvre sur un sujet qui se veut de plus en plus intrusif est salutaire. En y repensant, ne serait-ce pas cela la clé de la réussite : avoir le droit à l’essai et, plus que tout, le droit à l’erreur ?

C’est une évolution naturelle que de passer par le numérique. La véritable innovation est de réussir à trouver d’autres applications capables de faciliter le travail des salariés au sein des entreprises (à la manière du système Vigik). Si les progrès se font sentir, force est d’admettre qu’il faudra encore attendre un peu avant de voir un réel changement. Après-tout, la technologie s’industrialise et se modernise de jours en jours, et ce même savoir s’ouvre de plus en plus aux grand public. Il ne serait donc pas étonnant de voir ces pratiques “de familles” s’appliquer au monde du travail. Seul l’avenir nous le dira.

Livraison de Colis : la guerre des délais records !

Livraison de Colis : la guerre des délais records !

Garder un œil sur sa boîte aux lettres afin de récupérer le précieux colis commandé la veille sur Internet, voilà une situation devenue plus que normale de nos jours.  S’il est une autre habitude solidement ancrée chez les utilisateurs d’achat en ligne : c’est bien celle de comparer les services de transports afin de réduire un maximum les délais de livraison. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la concurrence est rude dans le secteur privé. C’est une guerre qui se joue au quotidien et qui a pour unique objectif de proposer des délais records : mais à quel prix ?

Colis : une affaire privée !

Livraison de Colis : la guerre des délais records !

Difficile de parler de cette guerre des colis sans évoquer le représentant numéro un du service public en France chez les PTT : La Poste. En effet, cette entité est soumise à une législation très cadrée,  que les représentants du privé peuvent bien souvent éviter. L’E-Commerce est une source de revenues absolument colossale pour les entreprises : de plus en plus d’utilisateurs se tournent vers cette méthode d’achat, moins contraignante.

Cela dit, se pose la question du délai de livraison. Tous les acteurs du milieu tentent de proposer des délais concurrentiels, à des tarifs plus ou moins compétitifs. Si, généralement, la plupart des sites marchands proposent des délais dits classique tournant autour des 48h/72h, d’autres encore tentent de proposer une livraison en 24h. Force est de constater que tenir un délai aussi court n’est pas à la portée de tous, puisque bien souvent, ces mêmes sites ne parviennent pas à les respecter. Qu’importe, c’est probablement à cause de cela que l’acheteur s’est décidé à passer à l’acte, et pour eux, c’est bien le plus important.

SI les lois et législations qui régissent les achats en ligne sont nombreux, et même s’il existe des syndicats de consommateurs, ainsi que des organismes de préventions : il est très délicat de porter un œil attentif sur le respect de ces délais, ainsi que sur leurs mises en oeuvre. En effet, il a été démontré qu’un temps de livraison réduit était facteur de plus de 70% de l’intention d’achat. Rien d’étonnant à ce que de plus en plus de services affichent des temps records, souvent au prix de la santé et des bonnes conditions de travail des salariés.

C’est ainsi que le géant américain Amazon fut prit dans la tourmente il y a peu de temps, lorsque des encadrants ont pointés du doigts les conditions déplorable des travailleurs afin de tenir ces délais infernaux. Des organismes syndicaux comme la CGT ne peuvent, bien entendu, qu’être en formel désaccord avec ce système de capitalisation à outrance.

Par la suite, beaucoup d’autres géants ont été pointés à leurs tours afin de clarifier les méthodes de travail employés dans leurs usines. Cette guerre des colis, au sein du secteur privé, à permis certaines décisions pour le moins regrettables sur le plan humain, notamment sur les usines délocalisés dans d’autres pays. Certes, malgré quelques impairs, les délais de livraisons ont drastiquement diminués jusqu’à atteindre des seuils records : mais à quel prix ?

Si nous pouvons effectivement déplorer les comportements de grandes firmes, ne mettons pas tous les œufs dans le même panier. Il y a, heureusement, toujours des entreprises qui se font encore un devoir de ne pas imposer de délais aussi serrés. Cette guerre des colis est donc loin d’être terminée. N’oublions pas que de nos habitudes d’achats découlent tout un système qui cherchera à nous combler. Cependant, trop attendre de l’instant pour soi-même peut se révéler néfaste pour d’autres.

Les PTT : victime de la privatisation du service public ?

Les PTT : victime de la privatisation du service public ?

Ce que l’on nomme PTT (Postes, Télégraphes, Téléphone) désignent les acteurs principaux de la communication postale, La Poste en tête. Depuis de nombreuses années déjà, certains organismes de services publics ont vu leurs infrastructure se privatiser, laissant l’État en dehors de leurs circuits. Pourtant, bien que toujours affiliée au gouvernement Français, La Poste se tourne de plus en plus vers un statut privatisé. C’est un débat houleux et pourtant, il ne date pas d’hier.

1991 : la réforme des PTT se met en place !

Les PTT : victime de la privatisation du service public ?

En ce temps-là, La Poste est toujours affiliée à une autre structure historique : France Telecom. C’est donc dans un pur but financier que le ministre Paul Quiles demande la mise en place d’une réforme visant à séparer les deux entités. Même si les deux structures restent de services publics à ce moment précis : se dessine au loin les courbes d’une future privatisation.

Ce n’est que plus tard que La Poste, ou tout du moins l’homme à sa tête, demandera d’elle-même une privatisation de ses services. Le principal problème étant que l’offre de service de l’organisme se bat contre d’autres sur un marché entièrement privé (notamment celui des banques). L’État risque alors de ne pas donner les moyens conséquents afin de faire face à ce marché : mais est-ce là l’objectif d’un service public ?

Pourtant, dès 2008, des discussions sont entamées, et le statut de l’organisme change en 2010 pour devenir une Société Anonyme à Capitaux Publics. La plupart des actions établies jusqu’alors tournent de plus en plus vers une privatisation pleine et entière : ce n’est pourtant toujours pas le cas.

L’État reste donc un actionnaire majoritaire de l’enseigne, même si le fait que les capitaux soient ouverts ont permis à d’autres de venir intégrer le mouvement. C’est une sorte de double jeu qui jongle avec ce flou, même si tout le monde s’accorde à penser que La Poste reste un domaine du service public.

Privatisation de La Poste : un sujet sensible !

Les PTT : victime de la privatisation du service public ?

Le fait est que tout le monde au sein de la structure publique ne voit pas forcément la même finalité. D’un côté, certains prônent le désir de devenir privatiser, notamment pour que certains grands pontes puissent réévaluer leurs salaires, et de l’autre, c’est une volonté de rester un service public. Il va de soi que tant que ces tensions ne seront pas réglées, aucune privatisation n’aura lieu. C’est donc un sujet sensible qui peut prendre diverses formes et proposer autant d’avantages que d’inconvénients.

Comme cité plus haut, certains services, comme la Banque Postale, luttent essentiellement contre un marché de droits privé. Difficilement de se battre efficacement en subsistant grâce aux subventions du gouvernement. De plus, les réformes de la Loi Macron, instaurées récemment, donnent encore un coup d’avance à ces acteurs tiers : un service public n’est pas de taille et, de toute façon, n’a pas vocation à l’être.

Et si la banque est un exemple, il n’est pas le seul. En effet, les colis représentant une très importante source de revenus, notamment grâce aux sites marchands (privés, donc) qui expédient leurs commandes via cette méthode. Une fois encore, d’autres entreprises diverses spécialisées dans la livraison proposent, sur le plan local et international, une compétitivité très délicate à suivre. Il est vrai qu’aujourd’hui, un colis peut se retrouver dans votre boîte aux lettres à peine 24 heures après sa commande.

Privatiser La Poste serait alors un moyen de se réaffirmer face à ces différents marchés et de pouvoir pleinement atteindre les sommets visés en termes de bénéfices et d’efficacité. Le duel qui se joue alors est le suivant : les PTT doivent-ils rester public ou tomber dans le privé ? Derrière cette question pour le moins anodine se cache en réalité une bataille de valeurs.

Si, pour le moment, rien n’est encore décidé, c’est avant tout car les Français sont attachés à cet organisme historique, bien ancré au cœur du passé Français. Cependant, il n’est pas impossible que le même scénario s’étant déroulé avec les filières EDF/GDF ne se répètent. Seul l’avenir nous le dira.