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Numérique : l’évolution passe-t-elle par La Poste ?

Numérique : l’évolution passe-t-elle par La Poste ?

Fer de lance du système postal Français, La Poste est pourtant une entité à part entière. Publique ? Privée ? Cette structure cherche encore un sens à son avenir, notamment en terme d’offre de services. S’il est indéniable que le secteur privé puisse jouir d’une liberté d’action folle, ce n’est pas le cas des services publics. Entre deux feux, La Poste va devoir faire un choix : Le numérique peut-il apporter cette touche de modernité en facilitant le travail des agents PTT ? 

Le “Tout-Numérique” : l’évolution en marche !

S’il n’est plus à prouver que nous sommes en plein dans l’ère du numérique, il reste tout de même délicat de s’en emparer efficacement pour la plupart des acteurs. Certes, les outils sont là, Internet est plus rapide, les PC s’améliorent, et le “savoir du Net” s’ouvre à tout le monde. Pour autant, est-ce là la tournure obligatoire que doivent prendre les choses ?

S’il y a bien une chose que les professionnels, notamment de La Poste, expliquent mieux que quiconque : ce sont les conditions de travail sur le terrain. En effet, un travail de bureau nécessite tout ce que nous avons évoqué quelques lignes plus haut. Mais pour les agents de terrains, c’est souvent une autre paire de manche. Ces travailleurs-là sont mobiles, soumis à un emploi du temps chargé et pressé par les conditions de l’environnement.

Dès lors, un beau PC ainsi qu’une connexion Internet ultra-rapide n’a plus vraiment d’intérêt. Tout comme ces agents, la technologie qui les accompagne doit être mobile, rapide et soumise aux aléas des métiers. Allant de petits essais aux grandes réussites, le secteur des PTT a été un des premiers à tenter l’aventure du numérique avec succès. L’invasion spectaculaire de la Technologie Vigik en est un excellent exemple !

Cependant, il reste encore un sacré bout de chemin à accomplir avant de voir d’autres instances publiques se doter de dispositifs aussi pratique. En France, il se passe même plutôt l’inverse : énormément d’usagers critiquent le manque de modernisation des entités publiques. Manque de subventions, réduction de personnel, suppression de postes… Ce n’est clairement pas une situation idéalement pour investir dans de la Recherche et du Développement.

Ce qui a permis à La Poste de franchir le cap, c’est avant-tout une sorte de flou sur son statut. Techniquement publique, avec beaucoup de privé dedans : c’est une pochette surprise qui tente de prendre le meilleur des deux mondes. Cette marge de manœuvre sur un sujet qui se veut de plus en plus intrusif est salutaire. En y repensant, ne serait-ce pas cela la clé de la réussite : avoir le droit à l’essai et, plus que tout, le droit à l’erreur ?

C’est une évolution naturelle que de passer par le numérique. La véritable innovation est de réussir à trouver d’autres applications capables de faciliter le travail des salariés au sein des entreprises (à la manière du système Vigik). Si les progrès se font sentir, force est d’admettre qu’il faudra encore attendre un peu avant de voir un réel changement. Après-tout, la technologie s’industrialise et se modernise de jours en jours, et ce même savoir s’ouvre de plus en plus aux grand public. Il ne serait donc pas étonnant de voir ces pratiques “de familles” s’appliquer au monde du travail. Seul l’avenir nous le dira.

Livraison de Colis : la guerre des délais records !

Livraison de Colis : la guerre des délais records !

Garder un œil sur sa boîte aux lettres afin de récupérer le précieux colis commandé la veille sur Internet, voilà une situation devenue plus que normale de nos jours.  S’il est une autre habitude solidement ancrée chez les utilisateurs d’achat en ligne : c’est bien celle de comparer les services de transports afin de réduire un maximum les délais de livraison. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la concurrence est rude dans le secteur privé. C’est une guerre qui se joue au quotidien et qui a pour unique objectif de proposer des délais records : mais à quel prix ?

Colis : une affaire privée !

Livraison de Colis : la guerre des délais records !

Difficile de parler de cette guerre des colis sans évoquer le représentant numéro un du service public en France chez les PTT : La Poste. En effet, cette entité est soumise à une législation très cadrée,  que les représentants du privé peuvent bien souvent éviter. L’E-Commerce est une source de revenues absolument colossale pour les entreprises : de plus en plus d’utilisateurs se tournent vers cette méthode d’achat, moins contraignante.

Cela dit, se pose la question du délai de livraison. Tous les acteurs du milieu tentent de proposer des délais concurrentiels, à des tarifs plus ou moins compétitifs. Si, généralement, la plupart des sites marchands proposent des délais dits classique tournant autour des 48h/72h, d’autres encore tentent de proposer une livraison en 24h. Force est de constater que tenir un délai aussi court n’est pas à la portée de tous, puisque bien souvent, ces mêmes sites ne parviennent pas à les respecter. Qu’importe, c’est probablement à cause de cela que l’acheteur s’est décidé à passer à l’acte, et pour eux, c’est bien le plus important.

SI les lois et législations qui régissent les achats en ligne sont nombreux, et même s’il existe des syndicats de consommateurs, ainsi que des organismes de préventions : il est très délicat de porter un œil attentif sur le respect de ces délais, ainsi que sur leurs mises en oeuvre. En effet, il a été démontré qu’un temps de livraison réduit était facteur de plus de 70% de l’intention d’achat. Rien d’étonnant à ce que de plus en plus de services affichent des temps records, souvent au prix de la santé et des bonnes conditions de travail des salariés.

C’est ainsi que le géant américain Amazon fut prit dans la tourmente il y a peu de temps, lorsque des encadrants ont pointés du doigts les conditions déplorable des travailleurs afin de tenir ces délais infernaux. Des organismes syndicaux comme la CGT ne peuvent, bien entendu, qu’être en formel désaccord avec ce système de capitalisation à outrance.

Par la suite, beaucoup d’autres géants ont été pointés à leurs tours afin de clarifier les méthodes de travail employés dans leurs usines. Cette guerre des colis, au sein du secteur privé, à permis certaines décisions pour le moins regrettables sur le plan humain, notamment sur les usines délocalisés dans d’autres pays. Certes, malgré quelques impairs, les délais de livraisons ont drastiquement diminués jusqu’à atteindre des seuils records : mais à quel prix ?

Si nous pouvons effectivement déplorer les comportements de grandes firmes, ne mettons pas tous les œufs dans le même panier. Il y a, heureusement, toujours des entreprises qui se font encore un devoir de ne pas imposer de délais aussi serrés. Cette guerre des colis est donc loin d’être terminée. N’oublions pas que de nos habitudes d’achats découlent tout un système qui cherchera à nous combler. Cependant, trop attendre de l’instant pour soi-même peut se révéler néfaste pour d’autres.

Les PTT : victime de la privatisation du service public ?

Les PTT : victime de la privatisation du service public ?

Ce que l’on nomme PTT (Postes, Télégraphes, Téléphone) désignent les acteurs principaux de la communication postale, La Poste en tête. Depuis de nombreuses années déjà, certains organismes de services publics ont vu leurs infrastructure se privatiser, laissant l’État en dehors de leurs circuits. Pourtant, bien que toujours affiliée au gouvernement Français, La Poste se tourne de plus en plus vers un statut privatisé. C’est un débat houleux et pourtant, il ne date pas d’hier.

1991 : la réforme des PTT se met en place !

Les PTT : victime de la privatisation du service public ?

En ce temps-là, La Poste est toujours affiliée à une autre structure historique : France Telecom. C’est donc dans un pur but financier que le ministre Paul Quiles demande la mise en place d’une réforme visant à séparer les deux entités. Même si les deux structures restent de services publics à ce moment précis : se dessine au loin les courbes d’une future privatisation.

Ce n’est que plus tard que La Poste, ou tout du moins l’homme à sa tête, demandera d’elle-même une privatisation de ses services. Le principal problème étant que l’offre de service de l’organisme se bat contre d’autres sur un marché entièrement privé (notamment celui des banques). L’État risque alors de ne pas donner les moyens conséquents afin de faire face à ce marché : mais est-ce là l’objectif d’un service public ?

Pourtant, dès 2008, des discussions sont entamées, et le statut de l’organisme change en 2010 pour devenir une Société Anonyme à Capitaux Publics. La plupart des actions établies jusqu’alors tournent de plus en plus vers une privatisation pleine et entière : ce n’est pourtant toujours pas le cas.

L’État reste donc un actionnaire majoritaire de l’enseigne, même si le fait que les capitaux soient ouverts ont permis à d’autres de venir intégrer le mouvement. C’est une sorte de double jeu qui jongle avec ce flou, même si tout le monde s’accorde à penser que La Poste reste un domaine du service public.

Privatisation de La Poste : un sujet sensible !

Les PTT : victime de la privatisation du service public ?

Le fait est que tout le monde au sein de la structure publique ne voit pas forcément la même finalité. D’un côté, certains prônent le désir de devenir privatiser, notamment pour que certains grands pontes puissent réévaluer leurs salaires, et de l’autre, c’est une volonté de rester un service public. Il va de soi que tant que ces tensions ne seront pas réglées, aucune privatisation n’aura lieu. C’est donc un sujet sensible qui peut prendre diverses formes et proposer autant d’avantages que d’inconvénients.

Comme cité plus haut, certains services, comme la Banque Postale, luttent essentiellement contre un marché de droits privé. Difficilement de se battre efficacement en subsistant grâce aux subventions du gouvernement. De plus, les réformes de la Loi Macron, instaurées récemment, donnent encore un coup d’avance à ces acteurs tiers : un service public n’est pas de taille et, de toute façon, n’a pas vocation à l’être.

Et si la banque est un exemple, il n’est pas le seul. En effet, les colis représentant une très importante source de revenus, notamment grâce aux sites marchands (privés, donc) qui expédient leurs commandes via cette méthode. Une fois encore, d’autres entreprises diverses spécialisées dans la livraison proposent, sur le plan local et international, une compétitivité très délicate à suivre. Il est vrai qu’aujourd’hui, un colis peut se retrouver dans votre boîte aux lettres à peine 24 heures après sa commande.

Privatiser La Poste serait alors un moyen de se réaffirmer face à ces différents marchés et de pouvoir pleinement atteindre les sommets visés en termes de bénéfices et d’efficacité. Le duel qui se joue alors est le suivant : les PTT doivent-ils rester public ou tomber dans le privé ? Derrière cette question pour le moins anodine se cache en réalité une bataille de valeurs.

Si, pour le moment, rien n’est encore décidé, c’est avant tout car les Français sont attachés à cet organisme historique, bien ancré au cœur du passé Français. Cependant, il n’est pas impossible que le même scénario s’étant déroulé avec les filières EDF/GDF ne se répètent. Seul l’avenir nous le dira.

CGT : les grandes actions et dates clés du syndicat !

CGT : les grandes actions et dates clés du syndicat !

La C.G.T. (Confédération Générale du Travail) est un syndicat français dont la vision est de réduire les inégalités observées entre le salariat et le patronat. Depuis sa création à Limoges en 1895, nombreux sont les salariés à avoir rejoint ce mouvement pour obtenir des droits et faire ainsi sauter les verrous sociaux. L’occasion pour nous de faire le point et de revenir sur les grandes actions qui ont, grâce à ce syndicat, marqués l’Histoire du monde du travail.

Une officialisation bienvenue !

Tout d’abord, on ne peut pas parler historiquement de la C.G.T. sans évoquer le retrait de loi Le Chapelier. En effet, de 1791 (son instauration) à 1864 (son abrogation), cette loi interdisait aux travailleurs (notamment les ouvriers) de se réunir, de protester et de faire grève.  Quelques fédérations virent le jour, çà et là, afin de permettre aux salariés de s’entraider dans des circonstances difficiles. C’est en se basant sur ce modèle d’entraide que sera créée la C.G.T. à l’abolition de cette loi.

Bien qu’ayant connue des débuts plutôt hasardeux, le syndicat continuera avec le temps de transmettre cette volonté d’entraide. Il faut savoir qu’au commencement, tous les corps de métiers n’étaient pas représentés au sein du mouvement. En effet, la plupart venait du monde du livre et des chemins de fer. Ce n’est que plus tard, lorsque le journal “La Voix du Peuple” (1900) sera créé, que la C.G.T. s’étendra de plus en plus pour avoir une voix qui porte.

Cette assurance fraîche et combative, avec le support de ses adhérents, permettra de rendre concrètes des mesures auparavant impensables à proposer. Par ses actions, le syndicat s’est illustré en devenant fer de lance de la lutte des classes. La journée de huit heures (1919), le droit aux premières assurances sociales (1930) ou encore la création des comités d’entreprises (1945) ne sont que quelques-uns des droits issues de sa force de proposition, parfois même au terme de plusieurs années de débats.

Aujourd’hui, on dénombre plus de 650.000 membres au sein de la C.G.T. Avec une histoire vieille de plus d’un siècle, nul doutes que ce syndicat a su faire évoluer les choses. La traversée des deux guerres et les multiples interdictions d’opérer n’ont pas entachés sa volonté de toujours se placer du côté des travailleurs.

CGT : les dates clés !

  • 1895 : création de la CGT et premier conseil constitutif de la confédération.
  • 1900 : création du journal “La Voix du Peuple
  • 1901 : décès de la figure historique de la confédération Fernand Pelloutier
  • 1902 : la Fédération des Bourses du Travail s’intègrent officiellement à la CGT
  • 1904 : obtention des journées de huit heures
  • 1914 : début de la première guerre, des militants sont fusillés car ils appartiennent au syndicat
  • 1920 : grève générale du 1er mai, avec plus de 1,5 millions de grévistes
  • 1930 : obtention de la loi sur les assurances sociales
  • 1940 : durant la seconde guerre, le gouvernement de Vichy dissout les centrales syndicales, dont la CGT
  • 1943 : les accords de Perreux reconstituent la CGT
  • 1945 : création des comités d’entreprises et mise en place de la Sécurité Sociale
  • 1950 : obtention de la loi sur les conventions collectives
  • 1968 : grève générale. Cela aboutit au Constat de Grenelle qui prône une augmentation des salaires et une reconnaissance des syndicats au sein des entreprises
  • 1970 : revalorisation du SMIC, retraire à 60 ans et les semaines à 40 heures
  • 1999 : adhésion à la Confédération Européenne des Syndicats

C’est donc avec un peu plus d’un siècle d’existence que ce syndicat lutte, encore et toujours, pour l’égalité entre les classes sociales. Ayant connu tous types de métiers, des anciens cheminots aux mineurs, en passant par les fonctionnaires des PTT (Postes, Télégraphes, Téléphones) : la CGT et ses membres se sont toujours démenés afin de donner plus de droits aux travailleurs.